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01 juin 2021

Annulation de l’EACMC2 : sentiments mitigés de la relève médicale

Si nous avons toutes les raisons de nous réjouir de l’annulation hier de l’EACMC2 par le CMC – ce que nous réclamons depuis des mois – les messages reçus depuis hier expriment davantage des frustrations d’avoir été trop longtemps les cobayes d’un entêtement institutionnel. Ces sentiments sont tout à fait légitimes d’autant plus que la FMRQ s’inquiète maintenant des intentions du CMC. Selon nos informations, il semble que la bataille politique pour l’obtention d’un permis régulier pour toutes les personnes ayant réussi l’EACMC partie I ne soit pas terminée. Il y a aujourd’hui des échanges prévus entre le CMC et les ordres professionnels de médecins pour convenir des conséquences de l’annulation de l’EACMC partie II. Le CMC entendrait possiblement remettre la licence LCMC qu'aux personnes qui étaient déjà inscrites à l’examen annulé. Cela serait tellement grossier de créer ainsi deux catégories de membres devant une exigence de certification aussi controversée que nous n’osons pas croire une telle chose. Mais les termes ambigus du communiqué du CMC diffusé hier laissent effectivement des doutes :

« Le Conseil du CMC a adopté une résolution à titre de mesure exceptionnelle pour accorder le titre de "Licencié du Conseil médical du Canada" aux candidats de l’EACMC, partie II, qui répondent à des critères précis. »

Cette saga a suffisamment perduré. Le CMC doit annuler de façon permanente pour tout le monde l’EACMC2 et faire ce que plusieurs proposent depuis des mois : maintenir une seule composante d’examen à la fin du doctorat en médecine. C’est déjà par la faute du CMC qu’il existe encore une classe de jeunes médecins qui exercent depuis près d’un an avec un permis temporaire par l’incapacité du CMC à offrir son examen. Aucune nouvelle mesure créant encore une fois des distinctions ne devrait être tolérée de la part de cet organisme pancanadien qui, rappelons-le, ne devrait aucunement avoir le pouvoir de décider qui a droit ou non à un permis de pratique au Québec. La FMRQ a confiance d’avoir l’appui du CMQ dans ce dossier. Ainsi, advenant une décision alambiquée du CMC dans l’octroi de leur licence, le CMQ pourra décider lui-même de régler la situation en limitant son exigence à la réussite de l’EACMC1 pour un permis régulier au Québec. Peu importe ce que fera le CMC, le CMQ a tous les pouvoirs réglementaires pour régler ce dossier une fois pour toutes.