C'est un comportement malaisant, mais est-ce du harcèlement?

Afin d'entreprendre les actions adéquates, il importe de bien comprendre les notions suivantes. 

Dr Touche-à-tout me lance de drôles de regards et des commentaires malaisants depuis le début de mon stage. La première semaine, il m’a dit qu’il aimait quand je portais des vêtements moulants. La semaine passée, il m’a demandé de me libérer vers 17 h pour rencontrer un patient. Un peu avant 17 h, il est arrivé vers moi et m’a dit : « Finalement, pas besoin de rencontrer le patient. Comme tu es libre, allons prendre un verre tous les deux ». Puis, il m’a frôlé les fesses avec sa main. Je l’ai tout de suite repoussé et je lui ai dit que je n’étais pas intéressée. Il m’a répondu : « Tu sais pas ce que tu manques! ». Puis, il a enchaîné : « Tu connais Sabrina, l’actrice porno? Elle m’excite tellement! Tu me fais tellement penser à elle! ». Chaque semaine, il me passe des commentaires qui me mettent mal à l’aise. Chaque fois, je lui dis d’arrêter, mais il continue. Maintenant, j’ai peur d’aller au travail et j’ai du mal à dormir. 

Le harcèlement sexuel, une forme de harcèlement psychologique

Cet exemple type démontre clairement que la conduite du Dr Touche-à-tout est vexatoire et répétitive. En effet, la médecin résidente subit les avances de son patron depuis le début du stage, bien qu’elle lui ait signifié à plusieurs reprises qu’elle n’était pas intéresséeDe plus, ce milieu néfaste de travail a des répercussions sur sa santé.

Politiques universitaires contre les violences à caractère sexuel

En plus des politiques contre le harcèlement psychologique, les universités ont adopté plus récemment des politiques prévoyant les règles et procédures entourant l’analyse des plaintes à caractère sexuel (Laval, McGill, Montréal, Sherbrooke). Ces politiques interdisent à quiconque en position d’autorité d’avoir une relation intime (amoureuse ou uniquement sexuelle) avec une personne sous sa responsabilité, comme un·e étudiant·e ou un·e médecin résident·e.

Toutefois, si une telle relation était existante, celle-ci devrait être déclarée aux autorités universitaires compétentes. Ces autorités compétentes devront mettre en place les accommodements nécessaires notamment pour éviter un biais dans la supervision ou l’évaluation de la personne concernée 

À la lumière de ce que vous venez de lire, croyez-vous être victime de harcèlement sexuel, une sorte de harcèlement psychologique?