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Positions Not Filled in Medicine: Over and Above Statistics, We Must Take a More General Position in Promoting Family Medicine

“We often depict the situation as negative, pretending that future physicians avoid family medicine”, mentioned Dr Jessica Ruel-Laliberté, in an interview with Profession Santé. After the second CaRMS iteration, 73 positions were left vacant in Quebec, all in family medicine. A situation similar to that of last year, remarks the president. But the most important, she believes, is that over and above the positions that were not filled, we must continue to insist on our message: we need to promote family medicine. Read in the Profession Santé article below (in French only).

PROFESSION SANTÉ

01/05/2023

CaRMS: une situation stable en médecine familiale

Par Mariève Paradis

Après le deuxième tour du CaRMS, 73 postes de résident en médecine demeurent vacants au Québec, tous en médecine familiale. Une situation similaire à l’an dernier, fait remarquer la Dre Jessica Ruel-Laliberté, présidente de la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ).

Après le premier tour de jumelage du CaRMS, l’organisation canadienne responsable de cette démarche, il restait 99 postes de résident vacants dans la province. Affiliés à des universités québécoises, ces derniers sont exclusivement proposés à l’extérieur des grands centres urbains.

Valoriser la médecine familiale
Pour la Fédération des médecins résidents du Québec, il faut continuer de marteler le message: valoriser la médecine familiale. « On dépeint souvent la situation comme négative, prétendant que les futurs médecins boudent la médecine familiale. Il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des besoins dans les spécialisations de la médecine. Il faut répartir la rareté entre la médecine de famille et les spécialités », mentionne la Dre Ruel-Laliberté.

Elle ajoute également que l’endroit de la résidence ne signifie pas que le médecin résident aura accès à un poste dans cette région. « Ce n’est pas parce qu’un médecin fait sa résidence en ville qu’il n’ira pas s’établir en région après. »

Des solutions concrètes
La Dre Ruel-Laliberté rappelle toutefois l’importance des incitatifs régionaux. « Ça fait partie de nos demandes de renouvellement de notre convention collective. Il faut considérer les régions intermédiaires dans ces incitatifs. On a vu la région d’Etchemins perdre ces incitatifs récemment », soutient-elle. Elle se réjouit d’ailleurs d’avoir une oreille attentive de la part du ministère pour cet aspect.

La présidente de la FMRQ se dit aussi encouragée de constater une ouverture du ministère pour assouplir des règles des plans régionaux d’effectifs médicaux (PREM). « Nous attendons maintenant de voir les propositions », mentionne-t-elle.

Un projet inquiétant
La Dre Ruel-Laliberté s’inquiète aussi des conséquences du projet obligatoire de résidence en médecine familiale de trois ans qui est actuellement sur la table. « On allonge la formation. On souhaite que le ministère s’implique dans ce dossier. »

Elle craint que les unités d’enseignement de médecine familiale (UMF) ne puissent pas accueillir 50 % de plus de résidents, en plus de mettre en doute le fait d’attacher les médecins résidents à des conditions de pratique. « Ce n’est vraiment pas une bonne idée », lance-t-elle.

Elle évoque également l’importance de considérer le bien-être des résidents. « Beaucoup de nos revendications dans la négociation de la convention collective sont liées au bien-être. En ce moment, les résidents peuvent faire jusqu’à 19 jours de travail en ligne, sans congé », déplore-t-elle.

Valoriser dès la formation
La Dre Ruel-Laliberté convient que la médecine familiale doit être valorisée dès la formation générale. « Il y a une oreille de plus en plus attentive des facultés de médecine d’avoir des médecins professeurs issus de la médecine familiale. Il y a d’ailleurs déjà des initiatives, comme des conférences et des stages d’été pour les étudiants. Est-ce qu’on pourrait les bonifier pour valoriser davantage la médecine familiale? Absolument. »